[Cinéma/Avant-Première] JAPPELOUP le film, critique et anecdotes

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Le film Jappeloup faisait ses premières apparitions sur grand écran le 21 mars, au siège du groupe Gaumont-Pathé où été présents quelques journalistes et une poignée de blogueurs triés sur le volet. Si vous souhaitez découvrir le film par vous-même, je vous déconseille de lire ce qui va suivre. Pour les autres, you’re welcome !


400 000 dollars, c’est ce qui a été proposé à Pierre Durand par les Américains pour acheter Jappeloup après leur défaite aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Peu cher payé quand on pense aux 26 millions d’euros qui ont été déboursés pour ce biopic. Un biopic de 2 heures 10 au titre éponyme supposé relater l’histoire du couple Pierre Durand – Jappeloup. Pourtant, si j’ai bien vu un cheval noir tout ce temps durant, je n’ai pas vu Jappeloup. Je n’ai pas vu Jappeloup, ce petit cheval insolite par ses origines (pur-sang x trotteur, voit-on encore cela aujourd’hui à haut-niveau ?) et par sa taille (1m58). Je n’ai pas vu Jappeloup, cet « object volant (non) identifié » au caractère bien trempé qui faisait des prouesses en sautant des obstacles plus haut que sa toise.

Bien sûr, en me rendant à la projection, j’avais en tête cette VHS qui m’avait été offert il y a bien douze ans maintenant et retraçant la vie de Jappeloup avec les vraies images du champion que ce soit dans son intimité ou face à un public internationale. Des scènes issues de faits réels qui permettent d’autant plus l’identification qu’elles m’émeuvent. Alors, je me pensais frissonner devant ce film. Pourtant les seules scènes ayant réussi cet « exploit » furent celles où Pierre (Guillaume Canet) échangeait avec sa compagne Nadia (Marina Hands) ou sa groom Raphaëlle (Lou de Laâge) suite à ses échecs. Finalement, plus que sa relation avec Jappeloup, le film s’oriente d’avantage sur la vie de ce cavalier : ses ambitions, ses échecs, sa réussite. Tout tourne autour de ce personnage faisant de chaque protagoniste – Jappeloup compris – des faire-valoir. Quand bien même, j’ai plutôt l’impression que ce fut grâce à chacune de ces personnalités que ce cavalier a pu se hisser en haut du plus prestigieux des podiums. Par ailleurs, je déplore que le film ne se soit pas terminé sur des images du vrai Jappeloup, à sa mémoire.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt déçue. Cela étant, je ne pourrais pas dire que je n’ai éprouvé aucun plaisir à voir ce film : les images sont justes magnifiques et souvent accompagnées de bruitages permettant une imprégnation totale. Si bien que l’on a bien l’impression de vivre les scènes, d’être omniscient. Aussi, j’ai redécouvert Marina Hands (que j’avais détesté dans « Sport de Filles ») dans un rôle qu’elle a tenu avec justesse. J’ai découvert les talents d’actrice de Lou de Laâge. De même, l’ambiance « concours » a été finement respectée et devrait remémorer des souvenirs aux anciens ou actuels compétiteurs que nous sommes, voire titiller l’envie de vous y mettre. Pour finir, je ne peux que saluer la détermination de protagonistes qui ont fait en sorte de mettre en lumière le parcours de petit cheval au grand cœur.

Quant à mon accompagnateur de charme novice, qui n’a pas hésité à railler une « blague Findus » en début de projection, il faut croire que le film lui a plu : « Après ça, on n’a pas envie de manger du cheval. On voit bien que ce n’est pas un animal comme les autres ». C’est bien la preuve que Jappeloup continue de conquérir les cœurs. Et c’est bien ça l’important.

Les boulettes qui m’ont frappée :
– les banderoles façon « sponsoring » d’Equidia avec le logo inauguré en 2011 lors des épreuves nationales manquent de cohérence avec l’époque. A mon sens, bien que je comprenne la démarche, cela n’a pas lieu d’être à juste titre qu’Equidia n’existait pas dans les années 80 !
la première tonte de Jappeloup par Pierre alors que l’on voit bien que le cheval a son poil d’été.
« Si tu mets un pied dans la rivière, ça fait comme si tu faisais tomber une barre ». Nous sommes alors à Barcelone lorsque l’entraîneur lâche cette phrase à Pierre. Une explication certes à but pédagogique qui tombe pourtant sous le sens, même pour un novice. Et d’autant plus pour Pierre qui a déjà de nombreuses années de compétition derrière lui à cet instant du film. Un peu incongru donc.

Le saviez-vous ?
Guillaume Canet et Marina Hands ont évolué dans la même écurie durant leur jeunesse. C’est là qu’il se sont connu… et ont ainsi vécu leur première histoire d’amour ensemble ! D’où peut-être leur facilité à jouer les amoureux à l’écran ?
Jappeloup a été doublé par des chevaux aux origines diverses allant de l’Andalou cascadeur de Mario Luraschi au cheval Hanovrien (Wellcome Sympatico pour les connaisseurs).
Guillaume Canet a lui-même assuré ses cascades ce qui l’a obligé à mettre le pied à l’étrier quelques semaines avant le tournage pour perfectionner son équitation. Des entraînements de 8h par jour, récompensés par des massages quotidiens pour éviter les courbatures.

Vous aimerez ce film si :
– vous aimez les chevaux, l’équitation et son univers ou que vous avez envie de découvrir ce milieu ;
– les histoires vraies… et qui finissent bien ;
– l’authenticité, les dialogues bruts, le cinéma sans artifice.

A très vite,
Roxanne
XXX

Site : Jappeloup – Site Officiel

JAPPELOUP de Christian Duguay en salles le 13 mars 2013 avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil, Marina Hands, Lou de Laâge, Tchéky Karyo, Jacques Higelin, Marie Brunel, Joël Dupuch, Arnaud Henriet et la participation exceptionnelle de Donald Sutherland. Scénario : Guillaume Canet, d’après le roman Crin Noir de Karine Devilder. Directeur de production : Nicolas Royer. Producteur : Pascal Judelewicz. Coproducteurs : Frédérique Dumas, Christian Duguay. Producteurs délégués : Romain Le Grand, Ludi Boeken. Image : Ronald Plante. Musique : Clinton Shorter. Décors : Gérard Drolon. Montage : Richard Marizy. Costumes : Caroline de Vivaise. Distribution : Pathé Distribution. Durée : 2h10.

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5 Responses
  • Coco
    février 27, 2013

    J’ai publié ce matin quasi le même avis que vous sur mon blog…Vu le film hier soir et tout aussi déçue, je ne vais pas paraphraser mais vous avez fort bien résumé!!! Il aurait fallu écrire en plus gros « librement adapté »…D’ailleurs, l’absence de Pierre Durand à l’avant première hier soir en dit long…

    Je suis certainement trop influencée par mon amour pour ce couple de légende pour apprécier à sa juste valeur ce film au demeurant très beau mais qui ne m’a pas transportée. Il faut avouer qu’il est néanmoins fort bien réalisé et j’ai quand même passé de longues minutes en apnée pendant les CSO même si on en connaissait tous l’issue 🙂

    Rien ne vaudra un bon Youtube sur la vraie médaille…et complètement d’accord quand vous dites que vous auriez aimé un « vrai » hommage à la fin, juste son tour d’honneur à Séoul?
    A bientôt,

    • roxanne
      février 27, 2013

      Bonjour Coco,

      Votre commentaire me rassure. Je me sentais vraiment mal après avoir publié cet article. Avais-je été trop dure ? Injuste ? Apparemment non ! Merci donc.

      Quel est votre blog ? que je jette un œil ? 🙂

  • nicole
    mars 15, 2013

    Bonjour!
    Idem!!!!!!!!Malheureusement!!!!!!!!!!!
    Mais joli film ,et le plus étonnant quand même ,c’est cette tension en revoyant les jeux de Séoul !

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